Tamara-sur-Sophronia
Matériaux utilisés : Sculpture composite (polystyrène expansé, plastique thermoformé), bandes de
calibrage CMJN et mires de résolution offset, objets divers, personnages au 1/100ème.
David Brunner dresse un artefact paradoxal : une micro-mégapole en suspension, surgissant de la blancheur aveuglante du désert comme un mirage technologique. Loin de l'image d'une cité oasis traditionnelle, cette sculpture devient le point de convergence de deux des Villes invisibles d’Italo Calvino : Tamara et Sophronia.
Maquette sculpture exposée lors de l'exposition Cool City 3000 à Liège (Belgique)
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Au premier regard, la sculpture de David Brunner frappe par sa saturation visuelle. À l'instarde Tamara, cette ville plantée dans le sable ne se donne pas à voir pour ce qu’elle est, mais pour cequ'elle signifie. L'artiste a recouvert la structure brute de la matière de l'imprimerie : des mires de contrôle GATF, des bandes de calibrage CMJN et des grilles de test de résolution. Le visiteur traverse du regard des strates de signes, de codes couleur et de cibles géométriques. À Tamara, l’homme marche des jours dans le désert pour s’engouffrer dans une ville où les rues ne montrent que des enseignes ; chez Brunner, l’architecture devient le signe. On ne regarde pas des bâtiments, on déchiffre une matrice.
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Au premier regard, la sculpture de David Brunner frappe par sa saturation visuelle. À l'instarde Tamara, cette ville plantée dans le sable ne se donne pas à voir pour ce qu’elle est, mais pour cequ'elle signifie. L'artiste a recouvert la structure brute de la matière de l'imprimerie : des mires de contrôle GATF, des bandes de calibrage CMJN et des grilles de test de résolution. Le visiteur traverse du regard des strates de signes, de codes couleur et de cibles géométriques. À Tamara, l’homme marche des jours dans le désert pour s’engouffrer dans une ville où les rues ne montrent que des enseignes ; chez Brunner, l’architecture devient le signe. On ne regarde pas des bâtiments, on déchiffre une matrice.
Tamara-sur-Sophronia
Matériaux utilisés : Sculpture composite (polystyrène expansé, plastique thermoformé), bandes de
calibrage CMJN et mires de résolution offset, objets divers, personnages au 1/100ème.
C’est là que l’œuvre bascule dans la dualité de Sophronia, la ville double. Calvino décrivait Sophronia comme une cité composée de deux moitiés : l’une faite de manèges et de montagnes russes éphémères, l’autre faite de pierre et de banques solides que l'on démonte chaque année pour la transporter à travers le désert. La sculpture de David Brunner est l'incarnation de cette précarité modulaire. Faite de matériaux d'emballage industriels — polystyrène expansé, plastique thermoformé —, elle a la légèreté des décors de théâtre et la rigueur des processeurs informatiques. Posée sur son socle de calage blanc comme sur un bloc de sel désertique, elle
semble prête à être démontée, empaquetée et transportée par la prochaine caravane.
semble prête à être démontée, empaquetée et transportée par la prochaine caravane.
La Cool City de Brunner est « cool » au sens le plus contemporain du terme : détachée, ironique, conceptuelle. En plaçant ce bloc de haute technicité graphique au milieu du vide désertique, l'artiste interroge la persistance de nos structures urbaines. Cette maquette-sculpture n'est pas le plan d'une ville future, mais le vestige d'une cité idéale en cours de calibrage perpétuel, un bug chromatique suspendu entre le sable et le ciel. Les personnages au 1/100ème donne l'échelle à la maquette-sculpture. Et on retrouve les matériaux de prédilection de l'artiste,
comme le PMMA, le Sagex (polystyrène), les mousses de maquillage, des tees de golf, le miroir, la gélatine de spectacle et les bandes de calibrage par exemple... A la fin des années 90, David Brunner, avec JP Isnardi (We Decay , Pas de printemps pour Marnie) dans le cadre d'un projet musical expérimental baptisé Pic Nic en Ballon, ont composé une série de créations musicales inspirées des Villes Invisibles d'Italo Calvino dont Sophronia...la boucle est bouclée.
comme le PMMA, le Sagex (polystyrène), les mousses de maquillage, des tees de golf, le miroir, la gélatine de spectacle et les bandes de calibrage par exemple... A la fin des années 90, David Brunner, avec JP Isnardi (We Decay , Pas de printemps pour Marnie) dans le cadre d'un projet musical expérimental baptisé Pic Nic en Ballon, ont composé une série de créations musicales inspirées des Villes Invisibles d'Italo Calvino dont Sophronia...la boucle est bouclée.